Sècheresse : La misère est dans le pré

Sècheresse : la chaleur est étouffante, les insectes sont agressifs et les prés sont brulés par le soleil. Les semis fait en mai quand j’ai loué les prés n’ont pas pris par manque de pluie. Le niveau de la rivière baisse dangereusement.

Nous avons creusé une rigole pour que les chevaux continuent à avoir accès à l’eau et nous avons déjà entamé la réserve de foin. Sachant que le prix du foin a augmenté cette année parce qu’il y en a beaucoup moins. BREF! Début juillet l’eau commence à manquer cruellement.

le jardin et les prés en pleine sécheresse - The garden and meadows in full drought
le jardin et les prés en pleine sécheresse – The garden and meadows in full drought

Hier, je suis montée tout là haut, là haut voir une pré que je peux utiliser. Il est vert, il y a encore de l’eau en altitude mais malheureusement, je n’avais pas continué à le nettoyer et il n’est pas clôturé. Il est plein de ronces et de genets, c’est franchement le bordel, il faut bien l’avouer! Le nettoyage est à ajouter à ma très longue to-do list.

le jardin et les prés en pleine sécheresse - The garden and meadows in full drought
le jardin et les prés en pleine sécheresse – The garden and meadows in full drought

En attendant, il faut faucher de l’herbe tous les soirs pour descendre donner de la verdure aux chevaux. Pour eux, c’est la fête. Je crois que le cheval reconnait cette belle couleur verte 🙂 Dans mon jardin, j’ai de la consoude (Le nom français « consoude » provient des capacités de ces plantes à accélérer la consolidation des fractures grâce à leur teneur en allantoïne. Elles étaient en effet très utilisées autrefois pour cet usage.. Riche en calcium, potassium, phosphore, fer et silice, la consoude est très utile en traitement d’appoint par cataplasme pour faciliter la cicatrisation de plaies ou de fractures.) La consoude est une plante à très haute valeur nutritive. Je m’en sers comme complément pour les chevaux. Une petite ration, quelques feuilles de consoude et de l’herbe fraichement fauchée.

le jardin et les prés en pleine sécheresse - The garden and meadows in full drought
le jardin et les prés en pleine sécheresse – The garden and meadows in full drought

Avec ce temps, les chevaux sont aussi particulièrement embêtés par les mouches. J’ai une petite recette naturelle qui fait ses preuves. Pour 1L de solution : 1/2L d’eau, 1/2L de vinaigre blanc, 10 gtes d’huile essentielle de lavande, 10 gtes d’huile essentielle de géranium, 10 gtes d’huile essentielle de citronnelle. A préparer dans un vaporisateur et hop! Ca éloigne les mouches des chevaux, du chien et de vous aussi 🙂

le jardin et les prés en pleine sécheresse - The garden and meadows in full drought
le jardin et les prés en pleine sécheresse – The garden and meadows in full drought

Je ne fais pas d’équitation en ce moment. Je soigne mon dos et ma mâchoire. Ca s’arrange, heureusement! J’en ai marre de manger du fromage blanc et des petits pots pour bébé lol. Et avec la sècheresse, j’ai franchement loupé mon potager cet été. Dommage, parce que j’adore avoir mes tomates en été dans le jardin et cette année, j’ai de la lavande et…..des mouches.

Et de votre coté, un peu de pluie?

4 commentaires sur « Sècheresse : La misère est dans le pré »

  1. La sécheresse est de mise chaque année pour mon pré. Je m’y suis habituée et je donne du foin. Mes semis de printemps n’ont pas pris non plus… J’hésite à les refaire à l’automne…

    En tout cas, tes chevaux sont toujours aussi beau! *o*

  2. Je suis très touché par ton article. À Almería en Espagne, là où j’ai fait mon stage, c’était désertique. La ville (300 000 habitants) était entièrement dépendante de l’usine de dessalement (avec la Méditerranée), et je suspecte le désert d’être responsable de l’ambiance de merde de cette ville.

    On sous-estime l’influence du territoire sur les êtres humains.

    Les îles, et dans une moindre mesure les péninsules et les vallées, ont tendance à développer leur culture propre, car isolées du reste du monde. La ville rend les gens faibles et domestiques, tandis que la campagne autorise plus d’autonomie, car plus sauvage. Mais je pense que le désert est ce qu’il y a de pire. Y a qu’à voir comment sont traitées les femmes au Moyen-Orient.

    J’ai compris que l’eau était plus importante encore que le soleil à la vie.

    As-tu pensé à creuser un puits ? Le souterrain regorge de richesses, et la première d’entre elle, à savoir l’eau, ne demande peut-être qu’un bon coup de pioche pour être rencontrée 🙂 .

    Post-scriptum : je te suggère de lire cet article sur l’oasis utopique Los Molinos del Río Aguas http://ladechetterie.blogspot.fr/2017/08/espagne-2016-2017-loasis-utopique-los.html .

    Tchou tchou 😉 .

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